L'envie de Printemps
L’envie...Chers lecteur nous avaient un peu quitté depuis quelques mois. Nous profitions de cette première mailing-list et de ce nouveau billet pour vous demander de bien vouloir nous pardonner. Oui nous pardonner de ne pas vous avoir donné de nouvelles depuis votre inscription, de ne pas avoir régulièrement écrit de nouvelles fiches, de ne pas avoir plus fait vivre ce site de passion.
Apres quelques essais de restaurants qui nous ont particulièrement déçu, après les débuts d’une crise économique nous exposant au quotidien que le monde est de plus en plus fou, nous n’avions pas trop envie de sortir ne sachant plus ou aller, et nous nous sommes recentrés sur nos valeurs sures. Vos courriers nous ont redonné l’envie, c’est aussi pour vous que nous souhaitons partager nos belles rencontres...
Oui tout semble changer, comme en automobile, tout semble nous pousser a ne plus aller au restaurant. Les prix des vins sur les cartes sont comme les radars sur nos routes et commencent a nous ôter tout plaisir. Non pas de circuler en auto mais de simplement d'en avoir une, simplement de vouloir prendre un peu de plaisir avec un objet de loisir, de liberté qui lui aussi permettait de découvrir nos régions, de découvrir l'Europe, le monde. Qu'il est loin le temps ou Charles Trenet chantait la Nationale 7, cette route où l'on pouvait s'arrêter a chaque auberge et faire un bon repas. Cette route ou l'on pouvait s'attabler chez Fernand Point, Chez la mère Brasier ( trois étoiles michelin mais ou l'on mangeait sur une nappe a carreaux des plats fait avec ses tripes, avec le coeur, bref tout le contraire d'aujourd'hui ou le décor, l'image, l'illusion prime sur âme...), chez Paul Bocuse, chez l'adorable monsieur Pic...et tant d'autres. Toutes ces grandes tables étaient, de plus, très abordables et non plus réservées comme aujourd'hui a des riches touristes qui arrosent leur repas soit d'un coca ou d'un Montrachet (le plus coûteux possible) ou même les deux, non pas pour le vignoble mais pour son seul prix sur la carte. Qu'il est loin le temps ou l'on pouvait prendre une bouteille d'un vin sur ces tables, et sur les autres, sans subir des coefficients entre 4 et 10 !!!
Mais il y a avait aussi quantité de petites auberges ou la patronne mijotait avec amour des plats qui donnait envie de flâner, de s'arrêter d'une nouvelle fois chez une cousine un peu plus bas avant d'attendre la mer. A l'heure des sandwichs autoroutiers, des charges que nous payons dans l'assiette, de cette privation de ne plus pouvoir oser essayer, où sont elles ces auberges...Elles ne sont plus sur les routes, plus sur nos lieux de vacances ou l'été même au bord de l'eau, il est de plus en plus difficile de ne plus manger un poisson congelé...Elles ne sont memes plus en bas de chez nous !!!
Que dire des belles adresses de notre jeunesse qui ont fait baisser la qualité de leur achats comme nous l'avons vu lors de notre dîner chez Georges, que dire de ces formidables chefs qui sont fatigués et que nous sommes obligés de pardonner pour tout ce qu'ils nous ont donné comme Yves Camdeborde ou Stephane Jego de l'ami jean, que dire de ces menus cartes pas chers mais en trompe l'oeil...En plus nous aujourd'hui nous ne voulons plus nous mettre a table sans boire une bouteille bien choisie tout en restant abordable et cela est devenue une misson plus que délicate.
L'on boit mal, L'on se retrouve les uns sur les autres, l'on mange de plus en plus approximativement...L'on ne peut plus avoir de voiture...Fumer un bon cigare...Trouver une belle eau de vie...Nous, nous sommes de plus en plus dubitatifs lorsque l'on nous demande ou lorsqu'il faut trouver un bistrot ou un resto...Merci donc de ne pas hésiter a nous faire partager vos impressions en devenant des chroniqueurs de ce site qui est votre site...Merci pour tout cela et n'hésitez pas également a nous écrire et à nous faire partager vos coups de coeurs, vos coups de colères pour peu qu’ils soient de bons coups de fourchette.
Merci aussi à Nadège du Ribouldingue dans le Ve de tenir aussi bien son restaurant avec son merveilleux menu à 29 euros avec sa côte de veau d'anthologie et ses vins formidables ( la moitié de sa carte est a moins de 30 euros)...Merci au Goupil...Merci à Gilles Mony des Verger de la Madeleine d'être toujours aussi passionné...A Raoul Mader de nous faire une baguette à l'ancienne d'anthologie et à tous ceux que nous avons oublié mais qui mettent un peu de soleil dans ces journées de crise et d'hiver.

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